A défaut de me taire
Quand j'approchais l'enfer
Et puis je sais les sourires qu'on invente
Les mains glacées,
Les longues heures d'attente
Trop de rêves envolés
Et puis je sais qu'il y a eu des colères
Des cris lâchés, des mots lancés en l'air
Et puis je sais tout ce que j'aurais pu dire
A défaut de souffrir
J'ai crié tant de fois pour qu'on m'entende mieux
J'ai garé mes angoisses sur des parkings de haine
J'ai payé des ardoises bien plus chères que mes chaînes
Et puis je sais toutes ces nuits inquiétantes
La peur collée au ventre
Pour remonter la pente
J'ai essayé de vivre au milieu des remords
J'ai tenté de survivre quand on me croyait mort
Pardon pour tous les hommes
Qui n'ont jamais appris
Le verbe aimer
Qui n'ont jamais compris
La force de l'amour
La beauté de la vie
Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui ne savent pas aimer
Pardon
Au nom de tous les hommes
Qui n'ont jamais aimé
Pardon pour tous les hommes
Qui ignorent le prix
De l'amitié
Je viens vous demander
D'accorder votre grâce
A ceux que la vie
A blessé
Et lorsque le temps passe
Ils se retrouvent nus
Perdus désespérés....
J'ai réalisé un beau matin qu'il pourrait être loin.



